Le ministre de l’Économie et des Finances, Éric Lombard, a été sommé de s’expliquer mardi 1er avril à l’Assemblée nationale, après la révélation d’un traitement fiscal très étonnant accordé au groupe Vivendi, contrôlé par Vincent Bolloré.
En cause, une amende de 320 millions d’euros dont le groupe aurait été dispensé, en marge d’un redressement fiscal de 2,4 milliards d’euros. C’est l’hebdomadaire Le Canard Enchaîné qui a levé le lièvre le 25 mars. Selon ses informations la facture aurait pu monter jusqu’à 640 millions d’euros en cas de fraude. Mais les impôts ont été plutôt très cool en se limitant à 320 millions pour une « erreur délibérée », avant que le ministère ne devienne super cool en annulant l’amende.
Ce qui a suscité l’indignation de la gauche dans l’hémicycle. Le député LFI de Loire-Atlantique, Matthias Tavel, a ainsi dénoncé une « énorme ristourne fiscale » et « un scandale ». En précisant : « décidément l’extrême droite a un problème avec l’argent et l’honnêteté… »
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