La bataille budgétaire est lancée à l’Assemblée nationale. Lundi 20 octobre, la commission des finances a rejeté la taxe dite « Zucman », défendue par les groupes de gauche, qui proposaient d’imposer à hauteur de 2 % les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros.
Inspirée des travaux de l’économiste Gabriel Zucman, cette mesure visait à instaurer un impôt minimum sur les ultra-riches. Le camp présidentiel et le Rassemblement national s’y sont opposés, estimant qu’elle nuirait à l’attractivité économique.
Le projet de loi de finances pour 2026 poursuit néanmoins son examen en commission jusqu’à mercredi soir, avant d’arriver vendredi dans l’hémicycle, où la taxe Zucman pourra être rediscutée. Les députés ont en revanche adopté plusieurs amendements notables, dont la prolongation de l’impôt exceptionnel sur les hauts revenus, maintenu tant que le déficit public dépassera 3 % du PIB. Le gouvernement, qui aimerait un déficit ramené à 4,7 % l’an prochain, a promis de ne pas recourir au 49.3.




