Elle s’appelait Katerina. Elle avait une trentaine d’années et était mère de deux enfants en bas âge. Jeudi 6 août, elle a été tuée dans des circonstances d’une violence effroyable. L’agresseur, un barbare, militant du Rassemblement national RN et candidat aux élections municipales à Bollène, déjà placé en garde à vue en juin dernier pour des violences commises sur son épouse…
Comble du cynisme : ce militant du RN, par ailleurs conseiller prud’homal, avait proposé pendant la campagne municipale la « création d’une structure d’urgence dédiée à la mise à l’abri des femmes victimes de violences intrafamiliales » (La Provence)
Marine Le Pen a l’indignation sélective. Le 28 juillet, après l’agression de trois femmes à Paris, elle réagissait sur X en évoquant immédiatement « le mode opératoire des attentats islamistes » et en relayant, avant que l’enquête ne soit établie, sa lecture politique de l’attaque. Depuis, on sait que le suspect était suivi psychiatriquement et que son état a été jugé incompatible avec une garde à vue, conduisant à son hospitalisation immédiate.
Qu’importe, tout est bon pour distiller le poison raciste. Et des milliers de followers bas du front se sont empressés de partager ce tweet fétide.
J’ai eu beau chercher, gratter sur les réseaux fétides, celui de Marine Le Pen… évidemment, pas un mot d’hommage, pas une once d’humanité pour Katerina. Pas un mot de condamnation contre le tortionnaire barbare membre du Rassemblement National.
Elle s’appelait Katerina. Elle était âgée d’une trentaine d’années et mère de deux enfants en bas âge. Il s’agit là du 86e féminicide depuis le début de l’année.
