Beziers : contestation de la généralisation de l’uniforme dans toutes les écoles

Robert Ménard la rentrée à Béziers - Photo - LAB_IA PLURIELLE INFO
Robert Ménard la rentrée à Béziers - Photo - LAB_IA PLURIELLE INFO

Parmi toutes les pitreries du maire de Béziers, sa décision de généraliser le port de l’uniforme dans toutes les écoles suscite des controverses. Il préfère manifestement l’imagerie d’Harry Potter aux réalités de sa ville ou incidemment, au voile qui revient en force dans le débat public et dont il ne supporte pas la vue. Il y voit un « signe de soumission« … mais qu’est d’autre l’obligation de porter un uniforme ?

Robert Ménard ne supporte pas de marier une femme voilée. Il l’a encore répété dimanche soir devant Sonia Mabrouk sur le plateau de BFM (où il semble avoir porte ouverte) apportant ainsi implicitement son soutien à la proposition de Marine Le Pen d’en sanctionner le port par une amende.

En matière de police vestimentaire, la rentrée 2026 sera marquée par la généralisation de l’uniforme aux 4 545 élèves des écoles maternelles et primaires de Béziers, alors que l’État met fin au financement de l’expérimentation de la « tenue unique » lancée sous Gabriel Attal, qui ne manque pas, lui non plus, d’idée pour dilapider l’argent public dans sa communication.

L’État prend cette décision d’abandonner le projet et son financement pour une raison simple : selon une évaluation réalisée par le ministère de l’Éducation, le port de l’uniforme dont le motif avancé était la lutte contre les inégalités, ne fait apparaître « aucun effet » significatif de l’expérimentation sur lesdites inégalités, pas plus que sur le climat scolaire, le harcèlement, l’assiduité ou les acquis des élèves.

Ce port de l’uniforme qui n’a jamais existé dans les écoles publiques françaises, pas même sous Vichy, renvoie à un imaginaire autoritaire d’inspiration anglo-saxonne. Le grand défenseur des traditions nationales et régionales n’est pas à un paradoxe près.

Pour le groupe d’action des insoumis·es de Béziers et ses environs, cet investissement qui s’élève à près de 100 000 euros finance une opération de communication plus qu’une action favorable aux écoles. Les écoles maternelles et élémentaires ont grand besoin selon elleux de travaux de rénovation, de recrutement d’ATSEM, de fournitures scolaires gratuites ou d’une cantine bio et gratuite, deux mesures primordiales pour combattre réellement les inégalités qui ont été mises en œuvre notamment par les villes de Saint-Denis, de Vénissieux et de Roubaix.

La formation politique dénonce surtout un décalage entre cette décision vestimentaire et les difficultés rencontrées par les établissements biterrois. Elle rappelle que huit classes ferment en cette rentrée 2026, dans le cadre des suppressions de postes annoncées par le gouvernement Lecornu. Elle estime que la municipalité devrait plutôt réclamer davantage de moyens pour les écoles et agir sur les effectifs par classe et les conditions d’enseignement.

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