La cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé, lundi 23 mars, la condamnation de 22 militant·es de Génération identitaire sur les 23 impliqué·es dans l’attaque des locaux de SOS Méditerranée à Marseille, le 5 octobre 2018.
Les peines prononcées vont de six mois de prison avec sursis à un an ferme. Une seule prévenue, une Montpelliéraine ayant filmé les faits, a été relaxée.
Un « mépris pour la justice »
Lors de l’audience d’appel, aucun prévenu ne s’est présenté. Pour l’avocat de SOS Méditerranée, Me François de Cambiaire, cette absence traduit un « mépris pour la justice ». Il souligne aussi l’impact durable sur les victimes, évoquant des « violences psychologiques » et leurs conséquences.
Parmi les condamnés figurent deux habitant·es de Montpellier, dont Flora S., doctorante, qui avait quitté début 2025 ses fonctions d’enseignante à la faculté de droit après la révélation de son implication. Elle n’avait contesté que les aspects civils. Peter Sterligov, ancien candidat FN dans le Gard, a également vu sa condamnation confirmée.
Rappel : Les faits remontent à une opération menée par la branche jeunesse du groupuscule, aujourd’hui dissous, qui avait envahi les locaux de l’ONG, séquestrant 8 personnes et déployant une banderole accusant l’association de complicité avec les passeurs. La police avait dû intervenir avec du gaz lacrymogène.

