Invité par François Liberti et les communistes de Sète, le sénateur Fabien Gay est venu ce mardi 3 février à la rencontre d’abord de la presse puis des acteurs du Port pour terminer par une réunion publique salle Georges Brassens, « moment d’échange d’arguments et d’énergie pour la bataille féroce, idéologique et politique » qui se déroule depuis l’été 2024, que le sénateur désigne comme un « déni démocratique ».
Fabien Gay ne s’est pas trompé quand il affirme, au cours de sa conférence de presse, qu’il constate en parcourant le pays un appétit à débattre et à faire de la politique, contrairement à ce que laissent supposer les médias qui parient sur un désintérêt des citoyen·nes. En effet, plus de 250 personnes sont venues rencontrer le sénateur qui a révélé les 211 millions d’euros de cadeaux aux entreprises ?
Le sénateur qui vient de recevoir un prix d’éthique d’Anticor ne rechigne pas à multiplier les rencontres pour enfoncer le clou de ce qu’a révélé le rapport de la « Commission d’enquête sénatoriale sur l’utilisation des aides publiques aux grandes entreprises et à leurs sous-traitants ». Et cela jusqu’à obtenir que soient « changées les règles ». Car actuellement, de règles, il n’y en a pas vraiment. Si bien que le communiste reconnaît ne pas pouvoir reprocher aux entreprises de ne pas les respecter puisqu’elles ne sont pas définies. Auditionnant par exemple la direction d’Auchan qui a touché 840 millions d’euros au titre du CICE, il découvre que celle-ci est incapable d’expliquer ce à quoi ils ont été utilisés puisqu’aucun compte ni justificatifs ne leur sont imposés. Avec humour, Fabien Gay constate que la commission dont il a été le rapporteur est « la plus rentable » de l’Histoire, car suite à ses conclusions, le groupe Michelin a consenti à rembourser à l’État 4 millions d’Euros sur l’argent public reçu, État qui n’avait d’ailleurs pas prévu les procédures pour les recevoir.
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