Plus de 3 000 militant·es, syndicalistes, responsables politiques et représentant·es associatifs venu·es de plusieurs pays se sont réuni·es le 20 juin à Londres pour participer à une conférence internationale contre la guerre. Organisée au Central Hall de Westminster à l’initiative du mouvement britannique Stop the War, cette rencontre s’inscrivait dans la continuité du rassemblement européen pour la paix organisé à Paris en octobre 2025.
Au cœur des débats : la hausse des budgets militaires, les programmes de réarmement engagés dans plusieurs pays européens, le risque d’une militarisation accrue de la jeunesse et les conséquences de ces choix sur les services publics. Les intervenants ont également dénoncé la poursuite des conflits armés, notamment en Ukraine et au Proche-Orient, tout en appelant au renforcement des coopérations internationales entre mouvements sociaux, syndicats et organisations pacifistes.
Parmi les participant·es figurait une délégation montpelliéraine composée de syndicalistes, militant·es associatif·ves et représentant·es politiques. À leur retour, ses membres souhaitent prolonger les échanges engagés à Londres en organisant une réunion publique ouverte à toutes les personnes intéressées.
Montpellier : rendez-vous vendredi 26 juin à 19 heures
Le rendez-vous est fixé vendredi 26 juin à 19 heures, place Dionysos, dans le quartier Antigone à Montpellier. La rencontre prendra la forme d’un compte rendu du meeting londonien, mais aussi d’un temps d’échange sur les perspectives de mobilisation contre la guerre et les dépenses militaires.

Plusieurs intervenant·es ayant participé à la conférence internationale doivent prendre la parole, parmi lesquels François Guerrin (CGT), Sabine Raynaud (SNUDI-FO 34), Audrey Marc, enseignante syndicaliste, Whamadri, représentant du mouvement d’Union calédonienne et du FLNKS, ainsi qu’Alban Dessouter.
Les organisateurs entendent mettre en avant un mot d’ordre largement repris lors du rassemblement londonien : « privilégier les investissements dans les salaires, l’éducation, la santé et les services publics plutôt que dans l’armement. » Plusieurs participant·es ont également insisté sur la nécessité de construire des mobilisations coordonnées à l’échelle internationale dans les prochains mois.
À Montpellier, cette réunion s’annonce ainsi comme le prolongement local d’une dynamique internationale qui cherche à fédérer syndicats, associations et citoyens autour d’un même refus de la guerre et de la militarisation croissante des sociétés.
« Des salaires, pas des armes », Sabine Raynaud
Au-delà des analyses géopolitiques, ce sont surtout les témoignages des participants qui ont marqué les esprits. « Des salaires, pas des armes », résume Sabine Raynaud (SNUDI-FO 34), qui voit dans ce rassemblement un tournant vers une coordination internationale des résistances à la guerre. Pour François Guerrin (CGT), « l’ennemi principal est dans notre propre pays », une formule reprise du pacifiste allemand Karl Liebknecht pour dénoncer la priorité accordée aux dépenses militaires au détriment des droits sociaux. Audrey Marc, enseignante syndicaliste, retient quant à elle l’engagement de militants russes et ukrainiens refusant de « choisir entre le militarisme russe et l’OTAN », tandis que Whamadri, représentant kanak, souligne que « les États doivent être les fervents défenseurs de la paix, et non de la guerre ». Un message partagé par l’ensemble de la délégation montpelliéraine, revenue de Londres avec la conviction que la mobilisation contre les conflits, le réarmement et les atteintes aux services publics doit désormais s’ancrer dans les territoires et se construire à l’échelle internationale.

