C’est une parole longtemps enfouie qui refait surface.
Dans Paris Match, Hélène Perlant, fille de François Bayrou, révèle avoir été victime de violences physiques à l’âge de 14 ans, lors d’un camp d’été organisé par la congrégation catholique à laquelle appartient le collège Notre-Dame de Bétharram, au cœur du scandale.
Le récit est brut, sans fard : un prêtre, le père Lartiguet, l’aurait violemment agressée un soir, la traînant par les cheveux avant de la frapper au sol. « Je me suis urinée dessus et suis restée toute la nuit, humide et prostrée », confie-t-elle.
Un silence qui se fissure
Aujourd’hui âgée de 53 ans, elle n’avait jamais évoqué les faits avec son père, estimant l’avoir « inconsciemment protégé » des répercussions politiques.
Son témoignage figure dans Le Silence de Bétharram, ouvrage à paraître ce jeudi. Elle y dénonce un système « organisé comme une secte », imposant une omerta totale. Un silence qui se fissure : François Bayrou, Premier ministre, doit être entendu le 14 mai par la commission d’enquête parlementaire sur cette affaire plutôt explosive.
