« Cela aurait pu être moi, mes enfants, mes parents » : Nadège Abomangoli accuse après l’attentat raciste de Trappes

Assemblée nationale attentat raciste à Trappes intervention de la députée LFI Nadège Abomangoli - Photo - AN PARIS
Assemblée nationale attentat raciste à Trappes intervention de la députée LFI Nadège Abomangoli - Photo - AN PARIS
Présidentielle 2027 1er tour Dimanche 18 avril 2027
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À l’Assemblée nationale, ce mardi 27 octobre, la députée LFI Nadège Abomangoli a livré une intervention offensive après l’attentat raciste de Trappes et de La Verrière. Extrême droite, médias, gouvernement : personne n’est épargné.

« Il s’appelait Penggo Boso Wangi. Il est mort, assassiné à l’âge de 26 ans parce que noir. » Dès les premières secondes, Nadège Abomangoli rappelle les noms des victimes, avant de lancer : « Cela aurait pu être moi, mes enfants, mes parents, mes amis. »

Puis vient l’accusation politique : « C’est un acte prémédité, préparé par des années de matraquage raciste qui installent le suprémacisme blanc dans les têtes, qui désignent des ennemis de l’intérieur à abattre. »

Retailleau, Bergé, Macron : trois noms, trois accusations

La députée dénonce les discours de l’extrême droite, mais aussi leur banalisation par un système médiatique qui leur offre « libre antenne sans contradiction, matin, midi et soir ». Elle interpelle ensuite plusieurs responsables politiques, auxquels elle rappelle des propos qu’elle juge racistes :

« À bas le voile », Bruno Retailleau.

« Le grand remplacement relève du débat politique », Aurore Bergé.

« Le problème de l’hôpital en France, c’est qu’il y a trop de Mamadou », Emmanuel Macron.

Des citations reprises par la députée, « voilà les propos racistes, islamophobes, négrophobes, que des millions de personnes doivent encaisser tous les jours. »

« Et au-delà des paroles, il y a les actes »

Nadège Abomangoli accuse le gouvernement de refuser de combattre les milices d’extrême droite et le racisme systémique dans la police, la justice et l’Éducation nationale.

Pour la députée, condamner un attentat raciste ne suffit pas quand, dans le même temps, des responsables politiques reprennent des discours qui désignent les immigrés, les musulmans ou les Noirs comme des menaces. Elle accuse le pouvoir de dénoncer les violences tout en laissant prospérer les préjugés qui les alimentent. On ne peut pas prétendre combattre le racisme tout en contribuant à le banaliser.

[VIDEO] Une intervention qui ne ménage ni l’extrême droite ni le pouvoir :

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