Plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées à Lunel pour dénoncer l’attentat raciste de Trappes et rendre hommage aux victimes. À l’appel de citoyens, de syndicats et d’élus, les intervenants ont notamment dénoncé les discours qui banalisent le racisme et désignent certaines populations comme des ennemis. « Ce qui s’est passé à Trappes est aussi le résultat des mots », a rappelé Jacques Venuleth, du MRAP de Lunel.
Revenant sur les racines historiques du racisme, héritées notamment de la période coloniale, Jacques Venuleth a évoqué le massacre des Algériens à Paris le 17 octobre 1961. Il a également mis en garde contre les discours qui font des immigrés des boucs émissaires : « Méfions-nous de ces loups qui se déguisent en agneaux. »
François Got, qui a lu le communiqué national de la FSU, a dénoncé « la banalisation durable du discours raciste » et la désignation de certaines populations comme des ennemis de l’intérieur.
Pour Isabelle Lamrous, au nom de la CGT, la réponse doit passer par la défense de l’égalité et par la solidarité, opposées à la haine.
La maire de Lunel, Paulette Gougeon, a également rendu hommage aux victimes, rappelant que personne ne devrait vivre dans la peur en raison de sa religion, de sa couleur de peau ou de son orientation sexuelle.
Le rassemblement s’est achevé par une minute de silence en hommage aux victimes.
