À la tête d’une manifestation antiraciste et antifasciste organisée ce samedi 24 octobre à Orléans, la secrétaire générale de la CGT a dénoncé la progression des discours de haine et mis en garde contre la banalisation du Rassemblement national. Une prise de parole marquée par l’attaque meurtrière de Trappes.
« Nous sommes à un moment très inquiétant de basculement. » Sophie Binet a lancé cet avertissement samedi 24 octobre, au départ du cortège antiraciste et antifasciste d’Orléans, à la veille d’un grand meeting de Marine Le Pen. La dirigeante syndicale a d’abord exprimé son soutien aux victimes de l’attaque de Trappes et à leurs proches. La justice antiterroriste s’est saisie de cette affaire, qui a fait un mort et plusieurs blessés, sous la qualification d’assassinat terroriste à caractère raciste ou islamophobe. « Nous avons la confirmation que le racisme et l’antisémitisme tuent », a déclaré Sophie Binet.
Le RN directement mis en cause
Pour la secrétaire générale de la CGT, les violences racistes ne peuvent être dissociées du climat politique et des discours qui les accompagnent. « Cette violence ne vient pas de nulle part », a-t-elle affirmé, dénonçant les discours qui propagent le racisme, l’antisémitisme et la violence, qu’elle attribue principalement à l’extrême droite.
Sophie Binet a également refusé toute banalisation du Rassemblement national : « Le Rassemblement national ne sera jamais un parti comme les autres. » Elle considère le parti Le Pen comme un danger pour « notre démocratie et notre République », mais également pour « les travailleurs et les travailleuses ».
Refuser la division
À travers cette mobilisation, la CGT inscrit la lutte contre l’extrême droite dans le combat syndical. Sophie Binet appelle à ne pas céder « au piège de la division ». Une intervention qui intervient, après les manifestations des 17 et 18 octobre et les restrictions préfectorales imposées à plusieurs rassemblements.
