Vous discutez avec ChatGPT de politique, de santé, de votre travail ou de votre vie privée. Mais qui peut accéder à ces échanges ? Transparence or not transparence, la réalité instable mérite mieux que les longues conditions générales d’utilisation d’OpenAI.
Bon ! Rien ne permet d’affirmer que les services de renseignement français, notamment la DGSI, disposent d’un accès direct et permanent aux conversations, mais affirmer le contraire est tout aussi impossible.
ChatGPT n’est pas un coffre-fort numérique. Les conversations sont traitées par OpenAI, qui peut conserver des données et les communiquer aux autorités dans certaines circonstances légales.
146 demandes gouvernementales, enfin c’est ce qui dit OpenAI…
Ah, oui !!! Désactiver l’utilisation de ses conversations pour entraîner les modèles ne signifie pas leur suppression immédiate. Confidentialité, conservation et utilisation pour l’entraînement sont trois questions différentes. Et dans la lecture des chiffres qui sont publics, on peut lire qu’au premier semestre 2026, OpenAI déclare avoir reçu 146 demandes gouvernementales portant sur le contenu des échanges, tous pays confondus.
En l’état, aucune de ces données ne démontre une surveillance particulière par la DGSI. Pour limiter l’exposition de ses données, l’utilisateur peut désactiver l’entraînement dans « Paramètres », puis « Contrôles des données », ou utiliser les conversations temporaires, conservables jusqu’à 30 jours. 30 jours, là encore, c’est plus une question de foi et de croyance… Une conversation avec une intelligence artificielle n’a pas la confidentialité d’un échange protégé par le secret professionnel de son médecin, de son psy ou de son curé… Sans déconner, vous croyiez quoi ?
