En réponse à un communiqué de la présidente de Région, Carole Delga, qui s’indigne de la fermeture du bureau de poste d’Aniane au 1er septembre, Sébastien Rome, ancien député LFI de la 4ème circonscription de l’Hérault, lui rappelle un cuisant passé
Carole Delga l’affirme « Nous : Mairies, Départements, Région Occitanie…essayons chaque jour, avec nos moyens, d’être au plus près des habitants, de les accompagner dans les difficultés du quotidien, de construire les solutions qui permettent de porter les évolutions d’un nouveau modèle de développement.
Et pendant ce temps, La Poste se retire des villages, des quartiers où les fins de mois sont déjà difficiles. Un service public qui ferme, c’est un peu la République qui s’éloigne des Français. » et conclut « j’aimerais que l’attention, la considération pour les Français, redevienne une vraie priorité pour tous les acteurs publics. »
Sébastien Rome rappelle à celle qui fut secrétaire d’état sous le quinquennat Hollande qu’il y a eu « autant de fermetures de bureaux de Poste en 5 ans de Hollande qu’en 10 ans de Macron (1400). » Il reconnaît que ces décisions se sont inscrites « dans un cadre juridique largement créé sous Sarkozy » mais que « les fermetures et la substitution des bureaux de poste en propre par des agences postales communales et des relais commerçants s’est poursuivie à un rythme démentiel. »
Il signale l’existence d’une proposition de loi portée par la députée Danièle Obono visant à enrayer la « tout-dématérialisation » et à garantir le maintien ainsi que la réouverture des accueils physiques dans les services, qui a été adopté en première lecture le 30 novembre 2023 à l’initiative du groupe La France insoumise malgré l’opposition du gouvernement. Or cette proposition concrète et importante pour la vie des gens n’a toujours pas été inscrite à l’ordre du jour du Sénat !
Encore un sujet qui a sa place dans le débat pour les élections sénatoriales où les sénateurs sortants pourraient être interrogés. À défaut d’un vote d’ici 2027, pour Sébastien Rome, seule une victoire à la présidentielle « pourra faire accélérer l’adoption de cette loi si urgente pour nos concitoyens ».



