Vendredi 17 juillet 2026, Sylvain Carrière, député de l’Hérault, et Andrée Taurinya, députée de la Loire, membres du groupe parlementaire de la France Insoumise, ont exercé leur droit de visite des lieux de privation de liberté au centre pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelone. Ce contrôle parlementaire de l’administration a permis de rendre compte des conditions de détention indignes subies par les personnes incarcérées ainsi que des conditions de travail particulièrement dégradées pour le personnel pénitentiaire en pleine vague de chaleur.Comptant 1072 écroués détenus pour 607 places opérationnelles, le quartier maison d’arrêt du centre pénitentiaire de Villeneuve les Maguelone est occupé à près de 180 % de sa capacité. Le centre pénitentiaire est à l’image des autres établissements de France. On y entasse trois à quatre personnes dans des cellules étroites sur des matelas infestés de punaises de lit et posés à même le sol. Ces conditions valent à l’État d’être régulièrement condamné par le juge administratif comme le juge européen des droits de l’homme.
La chaleur caniculaire aggrave les tensions au sein de l’établissement. Les député·es insoumis·es ont pu constater des pics de température à 35 degrés dans les cellules du quartier disciplinaire. Les incidents se multiplient au sein de ces bouilloires thermiques où la promiscuité génère conflits et frustrations au quotidien.
Pour ces député·es, seule une politique de déflation pénale conjuguée à la régulation carcérale sera en mesure de faire cesser ces conditions de détention indignes. Loin de dissuader le passage à l’acte délictuel, celles-ci préparent mécaniquement le terrain de la récidive. Cette situation est le produit de choix politiques, l’exécutif semblant incapable de traiter les nuisances sociales autrement que par surenchère pénale – la matraque et la surveillance de masse – à l’image du projet de loi visant à « offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens » (Ripost) examiné en ce moment au Parlement.
Les député·es de la France Insoumise se joignent aux revendications du monde de la justice et appellent le gouvernement à faire adopter sans délai un mécanisme pérenne de régulation carcérale à l’image de la proposition de loi défendue par leur groupe parlementaire et déposée par leur collègue Ugo Bernalicis.
