Les faits sont là : La justice a enquêté pendant huit ans sur une accusation de détournement de fonds publics européens par des députés FI. Une accusation portée par une députée européenne « Rhaine », elle-même condamnée depuis pour ce dont elle accusait les insoumis.
Il s’agit de l’affaire pour laquelle il y avait eu perquisition des locaux de LFI et des domiciles de plusieurs de ses dirigeants, en direct sous les caméras de télévision prévenues par « on ne sait qui », avec mobilisation policière digne du grand banditisme et de trois procureurs.
Perquisition qui provoqua la colère et la fameuse réplique de Mélenchon « la République, c’est moi ! » au policier qui lui interdisait l’accès à ses locaux, « au nom de la république« , dont il était, effectivement, un élu.
Après huit ans d’enquêtes, les juges d’instruction qui se sont succédé sur cette « brûlante » affaire ne trouvent rien et abandonnent les poursuites. L’instruction est clôturée sans mise en examen, annonce l’AFP. Tout ça pour ça !
Dans le Canard enchaîné, ça devient : « Mélenchon et ses camarades « échappent » à une mise en examen (…) dans une affaire d’assistants parlementaires européens… »
Si ça se trouve, peut-être – qui sait ? – n’ont-ils « échappé » à rien parce qu’il n’y avait rien, rien à trouver, rien à quoi « échapper ». C’est que ces insoumis sont capables de tout, mon bon monsieur, même d’être honnêtes.
Mais c’est une explication trop simple pour le palmipède enchaîné à ses préjugés et qui aime tant ses chaînes qu’il est, lui aussi, capable de tout pour les défendre. Surtout de se surpasser dans la mauvaise foi.

