Municipales 2026 à Montpellier : François Vasquez rejoint le Printemps montpelliérain et relance la bataille contre le CSR

François Vasquez, Coralie Mantion, Jean-Louis Roumégas, et Marie-Noëlle Sibieude Municipales 2026 - Photo - DR PM
François Vasquez, Coralie Mantion, Jean-Louis Roumégas, et Marie-Noëlle Sibieude Municipales 2026 - Photo - DR PM

La campagne des municipales 2026 à Montpellier s’intensifie autour d’un dossier brulant si l’on peut dire : le projet de combustible solide de récupération (CSR).

Vendredi 20 février, à L’Atelier, la liste du Printemps montpelliérain conduite par Jean-Louis Roumégas a officialisé l’arrivée de deux figures du monde associatif : François Vasquez et Marie-Noëlle Sibieude. Un ralliement présenté comme celui de « l’écologie de terrain ».

Ancien vice-président de la Métropole en charge des déchets, François Vasquez avait quitté l’exécutif après son opposition au projet de CSR. « Je n’ai jamais été encarté », aime-t-il à rappeler, et il revendique un ancrage citoyen. Il dénonce aujourd’hui un « scandale sanitaire » et s’alarme des conséquences toxicologiques d’un équipement qui traiterait 40 000 tonnes de déchets, générant 10 000 tonnes de cendres. Selon lui, « ce dossier est inacceptable pour des écologistes sincères ».

Si cible il y a, c’est la majorité sortante de Michaël Delafosse et ceux qui, à ses yeux, pratiqueraient une « écologie de posture ». Il critique aussi la « pseudo-consultation citoyenne », de René Revol, qu’il qualifie « d’écran de fumée ».

À ses côtés, Marie-Noëlle Sibieude met en avant son engagement contre la décharge de Castries et au sein de l’association ARBRES. Montpellier serait devenue, selon elle, « un vaste chantier de bûcheronnage ». Elle conteste sans hésitation le chiffre des 50 000 arbres plantés avancé par la majorité sortante de Delafosse.

Pour Jean-Louis Roumégas, l’enjeu dépasse les personnes. « La vraie écologie, elle est là », affirme-t-il lors de l’entretien avec Plurielle info. À l’heure où « tout le monde reprend le discours de l’écologie », il revendique « l’authenticité du combat écolo » de sa liste. Et assume une ligne de rupture : « Il n’y a qu’une liste qui porte vraiment un modèle de rupture, c’est la notre. » Puis balayant la question des sondages d’un revers de main, il dit dans un sourire : « On se bat pour des convictions profondes, » dans les luttes de terrain, contre le béton, contre le CSR, contre les « mesures cosmétiques » d’un système qui, « qui gouverne depuis 50 ans avec la même caste ».

Dans une campagne où les écologistes sont fragmentés, le Printemps montpelliérain tente ainsi de se positionner comme le point de ralliement des écologistes associatifs, citoyen·nes et de terrain. Reste à savoir si cette « écologie de conviction » pèsera dans les urnes en mars 2026.

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