Lunel, ville à vendre ou à défendre ?

[TRIBUNE] À Lunel, la colère monte. Ce ne sont pas des slogans ou des postures idéologiques, mais des faits, tangibles, enracinés dans une inquiétude partagée.

Hier encore, la mobilisation contre le permis de construire un immeuble de 86 logements et un parking de 140 places avenue Louis Abric a donné chair à ce malaise. Oui, notre ville a besoin de logements sociaux. Mais à quel prix ? Et pour qui ?

Un second immeuble est déjà prévu, sur un parc arboré de 3 000 m². À nouveau, on bétonne. On rase. On asphalte. Faut-il opposer solidarité et écologie ? Non. Ce sont les deux piliers d’une ville vivable. Or, ce projet semble n’incarner ni l’une ni l’autre. Les riverains ne s’y trompent pas. Ils s’interrogent : que restera-t-il des arbres centenaires, de cette source, de cette biodiversité ? Qui prendra la responsabilité des crues accentuées par l’imperméabilisation des sols ? Et comment absorber les centaines de véhicules supplémentaires alors que la voirie locale est déjà saturée ?

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