L’interview politique 15 MINUTES CHRONO, une émission d’Élian Barascud (Le Poing) et Jean-Philippe Vallespir (Purielle info).
Députée de l’Hérault et candidate de La France insoumise pour les municipales de 2026, Nathalie Oziol promet pour Montpellier une « rupture démocratique et sociale ». La tête de liste de Faire mieux pour Montpellier remet en cause le bilan et les orientations des socialistes sortants, et esquisse les lignes de son projet municipal.
Pour la députée insoumise, la priorité est de « pratiquer la politique autrement ». Elle dénonce un fonctionnement municipal où « tout est décidé dans un petit cercle, en huis clos, sans que les habitants aient leur mot à dire ». Sa réponse : une démocratisation radicale des décisions locales.
Sur le fond, la candidate propose une stratégie de rupture politique inspirée du programme national défendu par Jean-Luc Mélenchon. « Nous tirons le fil de notre programme jusqu’à l’échelon local », explique-t-elle, et elle cite notamment son opposition aux grands projets routiers et à la poursuite de la bétonisation de la ville. Selon elle, « la ligne directrice depuis des décennies à Montpellier, c’est toujours plus de béton et de construction portée par les promoteurs immobiliers ».
[VIDEO] L’interview politique 15 MINUTES CHRONO avec Nathalie Oziol :
Autre idée avancée : un mécanisme inspiré du référendum révocatoire. « Quand les élus ne tiennent pas leurs promesses, les citoyens doivent pouvoir les renvoyer », affirme-t-elle, dénonçant « la foire aux promesses des campagnes municipales ».
La question sociale occupe aussi une place centrale dans son discours. Nathalie Oziol rappelle que « des gens dorment et meurent à la rue dans la ville » et estime qu’il existe des marges d’action locales, évoquant entre 13 000 et 18 000 logements vacants à Montpellier. Elle défend également la création d’un restaurant populaire municipal bio à petit prix, destiné notamment aux étudiants confrontés à la précarité alimentaire.
Sur les transports, la députée soutient la gratuité instaurée par la métropole, mais alerte sur l’insuffisance de l’offre. « La gratuité n’a de sens que si le réseau fonctionne : quand il faut attendre vingt minutes un tram bondé, il y a un problème de planification », estime-t-elle.
Enfin, la candidate plaide pour des régies publiques locales, notamment dans l’énergie, et pour une « convention populaire sur les déchets » associant habitants et acteurs locaux afin de repenser toute la chaîne de gestion.
Avec cette candidature, Nathalie Oziol entend faire de Montpellier « une ville féministe, inclusive et écologique ».

