Mobilisation réussie, plus de 200 manifestant·es jeudi Place de la Comédie à Montpellier pour dénoncer l’effondrement du secteur de l’Action Sociale orchestré par les pouvoirs publics. Les syndicats CGT Action Sociale, CGT Adages, les Unions Locales CGT, Sud Santé Sociaux et Révolution Permanente étaient présents.
L’intersyndicale apporte son soutien technique, financier, communication au mouvement. C’est une réelle chaîne de solidarité qui s’organise autour de ces salariés qui luttent pour ne pas perdre leur emploi. Les heures des associations sont comptées. Un drame social et humanitaire est à craindre pour leur public vulnérable. Les annonces de fermeture tombent les unes après les autres. C’est une quarantaine de salariés qui risquent de se retrouver sur le carreau et des centaines de personnes qui ne seraient plus accompagnées.
Pourtant les déclarations du Conseil Départemental se voulaient rassurantes et inclusives :« la solidarité est une compétence essentielle. Le département est soucieux de toutes ces personnes en difficulté, il ne cesse de batailler pour leur apporter un mieux vivre » lâche Sylvie Pradel, vice-présidente en charge de l’insertion et de l’économie solidaire. Si le département a du mal à joindre les deux bouts, la métropole, elle, se porte bien d’après Michaël Delafosse. Le 24 juin, jour des comptes administratifs 2024, le Maire se félicite d’une « utilisation des budgets à bon escient ». Le tableau moins glorieux que dépeint Alenka Doulain, élue d’opposition du groupe Mupes (Montpellier union populaire écologique et sociale) semble prendre tout son sens dans le constat d’abandon du secteur social par les pouvoirs publics. Elle dénonce une politique élitiste de la métropole excluant les quartiers populaires.
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