Greenpeace refuse la résignation et appelle à prolonger la bataille écologique. À Montpellier, au lendemain d’une victoire socialiste qui conforte la majorité sortante et relance des projets structurants ou destructurants comme le COM et l’incinérateur CSR, le message diffusé par Greenpeace se veut à la fois sobre et mobilisateur.
L’organisation s’inscrit dans un temps long, celui du rapport de force citoyen.
Et maintenant ?
Maintenant, tout n’est pas perdu.
Maintenant, on continue de se mobiliser à son échelle, chaque geste, chaque mot, chaque action, même minime soit-elle, compte.
Maintenant, on rentre dans des collectifs, des associations (si on le peut).
Maintenant, on continue d’échanger avec notre famille, nos ami.es, nos collègues, de justice sociale, d’écologie.
Maintenant, la lutte continue.
Un doux discours d’urgence
La répétition du mot « maintenant » structure un discours d’urgence, qui traduit une lecture militante du scrutin : l’élection ne clôt pas le débat, elle en déplace le terrain. Greenpeace appelle à une mobilisation diffuse, individuelle et collective, en dehors des institutions, en valorisant l’engagement local, associatif et les relais du quotidien.
Ce positionnement est une stratégie classique des ONG environnementales : maintenir la pression face à des projets jugés incompatibles avec les objectifs climatiques. À Montpellier, la question du traitement des déchets, notamment via le CSR, cristallise ces tensions. En creux, Greenpeace acte une défaite politique, mais refuse toute résignation, en cherchant à transformer la frustration électorale en énergie militante durable.
