ArcelorMittal : l’Assemblée vote la nationalisation

ArcelorMittal, l'Assemblée vote la nationalisation 6 juin 2026 - Photo - DR AN
ArcelorMittal, l'Assemblée vote la nationalisation 6 juin 2026 - Photo - DR AN

L’Assemblée nationale a adopté, jeudi 11 juin, en deuxième lecture, la proposition de loi visant à nationaliser les activités françaises d’ArcelorMittal. Le texte a été approuvé par 106 voix contre 49, avec le soutien de l’ensemble des groupes de gauche. La majorité présidentielle et la droite ont voté contre, tandis que le Rassemblement national s’est abstenu.

Pour les défenseurs du texte, il s’agit de la défense de l’industrie française. « Nous venons de voter la nationalisation d’ArcelorMittal », s’est félicitée la vice-présidente de l’Assemblée nationale Clémence Guetté, estimant que cette décision permettrait de préserver l’emploi et de renforcer la souveraineté industrielle du pays.

Même satisfaction du côté de Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, qui a salué une victoire des salariés mobilisés depuis plusieurs mois. Selon lui, le vote constitue un signal fort face aux restructurations engagées par le géant sidérurgique. « Historique ! La proposition de loi de nationalisation d’Arcelor Mittal portée par la députée insoumise Aurélie Trouvé et le rapporteur communiste Stéphane Peu est adoptée en 2e lecture à l’Assemblée nationale. Encore une fois, le RN s’est abstenu et a abandonné les salariés, » a-t-il déclaré ce jeudi.

La proposition touche les quelque quarante sites français du groupe, dont les usines stratégiques de Dunkerque et Fos-sur-Mer. Les promoteurs du texte estiment que seule une intervention publique permettrait de sécuriser durablement la production d’acier, secteur considéré comme prioritaire pour l’autonomie industrielle du pays.

Le gouvernement rejette toutefois cette analyse. Le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin, juge la nationalisation inefficace face aux difficultés structurelles de la sidérurgie européenne. L’exécutif privilégie les mesures de protection commerciale mises en place par l’Union européenne pour limiter l’impact de la concurrence asiatique.

Le vote ne marque pas pour autant l’aboutissement du dossier. Déjà rejetée une première fois par le Sénat en février, la proposition de loi doit désormais retourner devant la chambre haute. Son avenir législatif demeure donc incertain.

Sur le terrain politique, l’abstention du Rassemblement national a alimenté les critiques de la gauche, qui accuse le parti de Marine Le Pen de refuser de choisir entre défense de l’industrie nationale et soutien aux logiques de marché. Un point plus que révélateur qui pourrait aussi nourrir le débat jusqu’à l’élection présidentielle de 2027.

[VIDEO] Résultats et adoption du texte :

PUB...

MÉTÉO

🌤️
Météo locale
Localisation en cours...
--°C Chargement...
Ressenti : --°C Vent : -- km/h Humidité : --%
Données météo : Open-Meteo. La position reste traitée dans votre navigateur.

SÉLECTION DE LA RÉDACTION

INSCRIPTION NEWSLETTER

Trains : LNMP, la ligne de tous les danger ?