À Mèze : les Automn’Halles font entendre la littérature à haute voix

Littérature, notes, analyse et lecture - Photo - LAB_ PLURIELLE INFO
Littérature, notes, analyse et lecture - Photo - LAB_ PLURIELLE INFO

Lire un texte, c’est une chose. Le faire entendre en est une autre. Samedi 3 octobre, les Automn’Halles invitent les amateur·rices de littérature à quitter quelques heures la lecture silencieuse pour donner une voix aux mots.

À partir de 14 h 30, la médiathèque Andrée-Chedid de Mèze accueille un atelier de lecture à haute voix destiné aux adultes. Chaque participant·e est invité·e à venir avec un texte littéraire de son choix, d’une longueur maximale d’une page A4. Une seule contrainte : sa lecture ne devra pas dépasser quatre minutes. L’atelier est gratuit, mais l’inscription est obligatoire.

L’exercice paraît simple. Il oblige pourtant à retrouver ce que la lecture solitaire fait parfois oublier : un texte possède un rythme, des silences, une respiration. Ponctuation, débit, intonation ou simplement manière de poser sa voix peuvent changer la façon dont une phrase parvient à celles et ceux qui l’écoutent.

À 17 heures, la journée se poursuivra avec la remise des prix du concours de nouvelles des Automn’Halles. Pour l’édition 2026, les textes devaient compter entre 3 000 et 6 000 signes et ont été départagés notamment selon leur originalité, leur style et leur qualité d’écriture.

Le rendez-vous s’inscrit dans la programmation des Automn’Halles, Festival du livre de Sète créé en 2010 et désormais présent dans plusieurs communes du bassin de Thau.

Samedi 3 octobre à 14 h 30, médiathèque Andrée-Chedid, 17 place de l’Ancien Hospice à Mèze. Inscriptions : 04 67 43 71 84.

La nouvelle : un roman qui n’a pas de temps à perdre

La nouvelle est un récit bref, généralement construit autour d’une intrigue resserrée et d’un nombre limité de personnages. Sa force tient moins au nombre de pages qu’à sa densité : contrairement au roman, elle dispose de peu d’espace pour installer une situation, faire vivre ses personnages et conduire le lecteur vers son dénouement. Larousse la définit comme un récit bref recherchant « l’unité de la narration et l’unité de l’effet ».

Le genre n’est pourtant pas né en France. Son nom vient de l’italien novella. Il s’impose avec Boccace et son Décaméron, composé entre 1348 et 1353. En France, des récits courts existaient déjà au Moyen Âge avec les lais et les fabliaux, mais la nouvelle comme genre littéraire apparaît véritablement au XVe siècle sous influence italienne.

Elle s’installe ensuite dans la littérature française, notamment avec L’Heptaméron de Marguerite de Navarre au XVIe siècle, avant de connaître un âge particulièrement fécond au XIXe siècle. Prosper Mérimée puis Guy de Maupassant en font l’un des terrains privilégiés du réalisme, du fantastique et de la chute narrative.

Bref ! Peu de pages, peu de personnages, mais pas moins de littérature.

PUB...

MÉTÉO

🌤️
Météo locale
Localisation en cours...
--°C Chargement...
Ressenti : --°C Vent : -- km/h Humidité : --%
Données météo : Open-Meteo. La position reste traitée dans votre navigateur.

SÉLECTION DE LA RÉDACTION

Source d’Issanka le consensus LNMP se fissure-t-il à Sète Agglopôle

INSCRIPTION NEWSLETTER

Trains : LNMP, la ligne de tous les danger ?