Piscine Pierre-Soujol : inquiétudes face au choix d’une délégation de service public ( DSP)

Piscine illustration - Photo - LAB_ PLURIELLE INFO
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Lors du dernier conseil communautaire du mandat, « Lunel Agglo » a validé le recours à une délégation de service public (DSP) pour la gestion du futur centre aquatique Pierre-Soujol. Présentée comme un choix d’efficacité et de « maîtrise des risques », la décision suscite toutefois des critiques au sein de l’opposition locale et du tissu associatif.

Dans un communiqué, Lunel Collectif déplore un débat « insuffisamment approfondi » sur un équipement structurant pour les années à venir. « Une DSP n’est pas une garantie. Le risque ne disparaît pas, il se répartit. Et en dernier ressort, c’est toujours la collectivité qui porte la responsabilité du service public », affirme le collectif.

De son côté, la liste Lunel fière et solidaire avait appelé les Lunélois·es à se rassembler pour dénoncer un « hold-up du privé » et demander « la mise  en place d’une étude sérieuse pour reconnaître la faisabilité d’une gestion 100% publique » du complexe aquatique.

Un travail associatif resté sans réponse

À côté des critiques politiques, le Cercle des Nageurs de Lunel (CNL) fait également entendre sa voix. Le club, qui représente plusieurs centaines de licenciés et un large public familial, indique avoir travaillé sur des propositions concrètes pour nourrir le futur cahier des charges. Selon ses responsables, des pistes précises ont été formulées concernant l’organisation des créneaux d’entraînement, la sanctuarisation de l’apprentissage de la natation, l’accessibilité tarifaire pour les jeunes et les familles et la place du sport associatif dans la future structure. Or, à ce stade, le club n’a reçu aucun retour formel sur ses contributions.

Transparence et garanties attendues

Lunel Collectif appuie ces interrogations et demande que le cahier des charges soit rendu public avant l’attribution du contrat. Le collectif pose plusieurs questions : quels plafonds tarifaires seront imposés ? Quelles garanties écrites pour les associations ? Quelle place réelle pour le contrôle public ?

De son côté, l’agglomération assure que la procédure sera encadrée, accompagnée par le cabinet ESPELIA, et que le futur délégataire agira sous le contrôle de la collectivité.

Avec 1200 m² de bassin — soit trois fois la surface de l’ancienne piscine municipale — le centre aquatique Pierre-Soujol se veut ambitieux. Mais pour les associations sportives comme pour l’opposition, l’enjeu dépasse la taille de l’équipement : il concerne son accessibilité, son équilibre économique et sa vocation de service public.

La décision formelle d’une gestion en délégation de service à un privé est prise, mais les jeux restent ouverts en fonction des résultats des élections municipales.

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