[Julia Mignacca, candidate écologiste Printemps Montpelliérain pour les élections municipales à Montpellier.] Je rentre chez moi. Le chauffage tourne, l’eau est chaude, la porte se ferme. Et en posant mes clefs, je repense à la personne que j’ai croisée plus tôt dans la rue, auprès de laquelle je me suis excusée d’avoir fait du bruit en la réveillant…
Mais qu’est-ce que c’est que cette pensée ? Comment a-t-on pu se résigner au point de trouver normal que des êtres humains — des enfants, parfois — dorment dehors, tandis que se déroulent tranquillement les municipales ?
Chaque année, on redécouvre la même indignation. Chaque hiver, la même rengaine : “les températures chutent”, “l’état d’urgence sociale”, “l’appel au 115 saturé”. On ferait presque un calendrier de l’horreur. Mais cette année, ce n’est plus l’indignation : c’est la honte.
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