Le journaliste suédois Joakim Medin, collaborateur du quotidien Dagens ETC, risque jusqu’à 12 ans de prison en Turquie pour avoir, prétendument, « insulté le président » et appartenu à « une organisation terroriste ».
Le SNJ, le SNJ-CGT et la CFDT-Journalistes dénoncent des accusations infondées qui veulent criminaliser le travail journalistique. Arrêté le 27 mars à Istanbul alors qu’il couvrait les manifestations contre l’incarcération d’Ekrem İmamoğlu, Medin est poursuivi pour ses reportages sur la Turquie, notamment son livre The Kurd Trace.
Depuis sa cellule, il déclare : « Je veux encore croire que la plume est plus puissante que l’épée. » La première audience s’est tenue le 30 avril à Ankara. Il a été condamné à 11 mois de prison avec sursis, mais reste en prison dans l’attente d’un autre procès pour « appartenance à une organisation terroriste ». Les syndicats français demandent sa libération : le journalisme n’est pas un crime.




