Ainsi nous avons connu le mépris de classe, les « ceux qui ne sont rien« , les derniers de cordée, le fameux « traverser la rue« , le « ça nous coûte un pognon de dingue », les « séditieux » ou « les factieux« . Dans l’impunité la plus totale, les violences policières ont prospéré jusqu’à mutiler des manifestants, voire jusqu’à vouloir les tuer.
Nous avons entendu le mépris pour les victimes de violences sexistes et sexuelles dans la bouche du Président et de sa femme. Le soutien à un violeur « monstre sacré du cinéma » ou le « sales connes » ont enterré la « grande cause du quinquennat ». Nous avons assisté au vote d’une loi ultrasécuritaire, la PPL sécurité globale et d’une loi ségrégationniste, la loi Séparatisme. Nous avons assisté à la destruction méthodique des conquis sociaux. Sur ordre d’un Président tout puissant, ils ont dégainé des 49.3 en rafale. Et pour finir de mettre à sac le peu de démocratie qu’il restait, Macron fera le choix de ne pas respecter le résultat des élections législatives.
D’un président qui appelle les personnes noires « les Mamadous » et les personnes arabes les « rabzouz« , en passant par un « à bas le voile » d’un ministre de l’Intérieur raciste en roue libre jusqu’à l’hommage à un néonazi à l’Assemblée nationale : nous avons assisté à la dédiabolisation de l’extrême droite et à une augmentation des violences racistes et islamophobes. Nous avons connu la criminalisation du soutien à un peuple victime d’un génocide. Ils ont instrumentalisé la lutte contre l’antisémitisme pour passer sous silence les crimes du gouvernement israélien et son armée et nous avons découvert la complicité de la France au travers de la vente d’armes et de matériel militaire.
Depuis 9 ans, nous avons connu le cynisme, le mépris et la violence politique. Mais nous nous sommes organisés à travers tout le pays. Le pouvoir a vacillé, la bourgeoisie a tremblé. Du mouvement historique des gilets jaunes réclamant plus de justice sociale, en passant par les mobilisations massives contre la réforme des retraites, nous avons compris que nous n’étions pas seuls, qu’il était possible de faire bloc. Lorsque le Président a prononcé la dissolution au moment où le RN était au plus haut dans les sondages, nous nous sommes organisés pour créer le Nouveau Front Populaire. Macron se vantait de nous avoir balancé sa grenade dégoupillée dans les jambes et contre toute attente, contre tous les pronostics, le NFP est arrivé en tête. Ne pouvant supporter son échec, le Président de la République ne respectera pas le résultat de cette élection, dévoilant une fois de plus son mépris de la démocratie.
Lors des élections municipales, malgré l’ingérence d’Israël avec la complicité de l’État français, malgré les sondages défavorables, les fausses informations et calomnies, la France insoumise a gagné plusieurs villes comme par exemple Roubaix, La Courneuve, Vénissieux, Creil, Vaulx-en-Velin, Saint Denis. Saint-Denis où Bally Bagayoko fût élu dès le premier tour. Malgré les diffamations de Mathieu Hanotin, ex-maire PS de Saint-Denis, qui lui inventa des liens avec le narcotrafic, faisant ainsi le bonheur de l’extrême droite et de toutes les chaînes dites d’information. Deux mois que Bally Bagayoko doit faire face aux attaques diffamantes et racistes. Mais nous faisons bloc, encore. Chaque fausse information est démentie, chaque attaque raciste est dénoncée ou fait l’objet d’une plainte.
Leur vieux monde est en train de mourir. Celui des privilégiés qui s’accaparent les richesses et tuent le vivant, celui des hommes qui s’accaparent nos corps et tuent nos sœurs, celui des suprémacistes qui s’accaparent des droits et tuent nos frères. C’est l’histoire d’une Nouvelle France que nous écrivons et pour laquelle nous luttons. Et quoiqu’il se passe en 2027, nous ne lâcherons ni nos stylos ni la rue.
