La loi Yadan sera à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale dès demain le 2 avril, au lieu du 16 avril comme prévu initialement. Pourquoi une telle précipitation ? Pour faire taire toute protestation contre l’adoption par le gouvernement israélien d’une loi légalisant la peine de mort pour les Palestiniens ? Quels qu’en soient les motifs, cette loi constitue une menace grave et inédite contre la démocratie et les libertés publiques.
Cette proposition de loi liberticide est portée par Caroline Yadan, députée macroniste de la 8e circonscription des Français établis hors de France (comprenant les Français vivant en Israël) qui a succédé à Meyer Habib. Elle s’affiche comme outil de lutte contre l’antisémitisme. En réalité, elle vise à confondre la contestation de la politique de l’État d’Israël et l’antisémitisme, le soutien à la cause palestinienne et l’antisémitisme. Elle revient de facto à assimiler l’ensemble des personnes de culture ou de religion juive aux guerres et exactions perpétrées par l’État d’Israël, ce qui est le plus sûr moyen de faire monter l’antisémitisme dans notre pays.
Dès le mois de janvier, de nombreuses associations de défense des droits de l’Homme et des libertés publiques s’en étaient émues. Bien que Caroline Yadan s’érige, tout comme le fait le CRIF, comme représentante des juifs de France, plusieurs centaines de « citoyennes et citoyens d’origine juive, partisans d’une paix juste et durable fondée sur la reconnaissance et le respect des droits nationaux des peuples israélien et palestinien » ont publié une tribune pour demander le retrait immédiat de la proposition de loi Yadan.
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