Pour la dernière ligne droite avant le premier tour de la liste Nouvelles pages pour Sète : un mémorable week-end de mobilisation et de porte à porte dans lequel la combativité féministe incarnée par la journée du 8 mars ne s’est pas dissoute sous les giboulées de mars. Puis le lundi, le local de campagne de la rue Paul Valéry était plein à craquer pour suivre le débat des candidat·es sétois·es sur France 3, suivi le lendemain d’un meeting sur la place de la Mairie, puis le jeudi d’une rencontre jeunesse…
La salle Brassens étant fermée pour raison de sécurité, la pari risqué d’un rassemblement en plein air fut tenté… et gagné : place pleine avec plus de 700 personnes et une ambiance enthousiaste avec musique, chants et auberge espagnole, à l’image d’une campagne lancée à l’automne 2024 à l’initiative de Laura Seguin et de Véronique Calueba qui n’a cessé de s’enrichir au fil des mois.
Comme un symbole de la rupture qu’elle veut incarner, Laura Seguin s’est encore singularisée, lundi dernier, lors du débat sur France 3 avec ses rivaux tous de bleu encostumés . Vêtue d’une veste de la couleur de l’espoir et de l’écologie, elle a défendu les priorités de son programme, avec calme et fermeté, sans l’aide d’aucune note, contrairement aux autres candidats pourtant plus aguerris. Même Sébastien Pacull, le vieux routier à côté de qui elle a été placée face aux trois autres candidats, a dû lire sa conclusion ! Aucun n’a dérogé à son discours habituel : Marquès a tout fait bien, Pintre promet de ne plus faire ce qu’a fait l’ancien maire condamné pour lequel il a pourtant travaillé, tout comme Sébastien Pacull, qui ajouté vouloir tout faire pour « empêcher LFI de prendre la mairie ». Quant à Sébastien Denaja, fidèle à son allégeance à Carole Delga, il s’est dit « bien placé » pour aller chercher l’argent qui manque dans les caisses d’un budget sétois endetté à 100 millions d’euros, ce qui suggère que les fonds de la Région et du département seraient attribués en fonction des amitiés ou proximités politiques, au mépris du basique principe républicain d’égalité. Comme quoi, il ne suffit pas de se réclamer d’une « gauche républicaine » pour en saisir les fondements, ou dit autrement, il est étonnant de ne même pas s’apercevoir qu’inscrire son action politique dans des baronnies est profondément antirépublicain.
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