L’affaire Epstein continue de secouer la scène politique américaine. Auditionné le 27 février par la commission de surveillance de la Chambre des représentants à Chappaqua (New York), l’ancien président Bill Clinton a assuré n’avoir « jamais eu aucune idée » des crimes sexuels commis par Jeffrey Epstein.
Son nom apparaît plus de 2 000 fois dans les documents publiés récemment par le gouvernement américain. Les républicains rappellent qu’il a voyagé à 27 reprises à bord du jet privé du financier et que ce dernier s’est rendu 17 fois à la Maison-Blanche durant son mandat. Bill Clinton n’est toutefois ni inculpé ni poursuivi.
Les démocrates soulignent qu’il a répondu à toutes les questions et réclament désormais que « tous les présidents » soient entendus, visant directement Donald Trump. Sous serment, Clinton a affirmé que Trump lui aurait confié avoir rompu avec Epstein pour un différend immobilier, une version qui contredit les déclarations publiques de l’actuel président, lequel évoquait jusque-là des raisons morales.
La publication prochaine de la transcription intégrale pourrait raviver une affaire déjà explosive à l’approche des échéances politiques américaines.


