Pari gagné pour la première initiative publique du collectif sétois de lutte contre l‘extrême droite samedi 7 juin: l’espace Victor Meyer est comble et déborde dans le jardin pour entendre les témoignages de responsables associatifs des villes gérées par l’extrême droite : Perpignan, Béziers, Beaucaire.
L’idée des organisateur·rices est simple : les gens tentés par le vote RN disent souvent « on n’a jamais essayé ». Or les idées d’extrême droite sont déjà à l’œuvre et montrent non seulement leurs limites, mais surtout leurs dangers.
Elles sont à l’œuvre malheureusement dans certains domaines par le gouvernement actuel, par exemple dans sa contestation de l’État de droit, son penchant pour l’autoritarisme et le tout répressif, ses lois ségrégatives et le sacrifice des services publics engendré par la baisse de la fiscalité (en réalité, la baisse des recettes et des cotisations sociales). À plusieurs reprises, Marine Le Pen s’est vantée d’avoir remporté des victoires idéologiques dans les choix du gouvernement. Le fascisme, même caché sous les traits doucereux d’un gendre idéal, apparaît comme l’issue politique aux ravages de décennies d’ultralibéralisme qui ont démoli les systèmes de solidarité et combiné crise sociale et crise démocratique, pour permettre aux dominants de continuer à dominer.
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