Lors d’une conférence à Pézenas jeudi 13 mars sur le thème « Liberté, sécurité, sûreté : quelles réalités ? Quelles solutions ? », le député insoumis Ugo Bernalicis a démonté avec un talent certain les mécanismes et les dangers de la dérive sécuritaire. Il a tracé les pistes de solutions à la fois républicaines et humanistes.
Face à un État de plus en plus autoritaire et inefficace en matière de sécurité, il a tenu à rappeler les principes fondamentaux de la République issus de la Révolution française de 1789, aujourd’hui menacés par des pouvoirs vacillants qui ne survivent que par une surenchère sécuritaire et identitaire. En réalité, « ils ne veulent pas plus de sécurité, ils veulent plus de contrôle. »
« Si vous cherchez le mot sécurité dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, vous ne le trouverez pas , prévient l’orateur. En revanche, vous trouverez à l’article 2 de la DDHC la sûreté, notion qui protège les citoyens et citoyennes des abus de l’État » , de l’arbitraire et du « fait du prince », en plaçant toute enquête policière sous le contrôle d’un magistrat. La notion de sécurité recouvre elle la protection contre les agressions ou délits. Oublier la sûreté est un moyen d’instaurer des mesures liberticides sous prétexte de protection, c’est un moyen de remettre en cause « l’état de droit » démontre le député qui affirme : « Bruno Retailleau dit : l’État de droit n’est pas sacré. Mais en réalité, ce qu’il veut remettre en cause, c’est la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. ».
La suite de cet article est réservée aux abonné.es.
Accédez à la suite de l’article
Tous les articles restent en libre accès pendant 7 jours après leur publication. Au-delà, leur lecture intégrale est réservée aux abonné.es. L’abonnement est gratuit.
