À l’ouverture du procès de l’affaire Athanor, ce 30 mars 2026, devant la cour d’assises de Paris, le recours présumé à des profils issus du renseignement et de la sécurité pour exécuter des opérations violentes, retient particulièrement l’attention. Dans ce dossier, plusieurs accusés sont d’anciens ou actuels agents liés à des services sensibles, soupçonnés d’avoir mis leurs compétences au service d’une officine clandestine gravitant autour d’une loge maçonnique.
L’enquête, ouverte après une interpellation fortuite en 2020 à Créteil, a mis au jour un système structuré où filatures, repérages et projets d’élimination auraient été confiés à des exécutants aguerris. Parmi eux, d’anciens agents de la DGSE ou de la DCRI, mais aussi des professionnels de la sécurité privée, capables d’organiser des missions discrètes et coordonnées.
Selon l’ordonnance de mise en accusation consultée par franceinfo, ces “barbouzes” présumés intervenaient dans des affaires mêlant intérêts économiques, rivalités professionnelles ou conflits personnels. Leur implication pose la question du détournement de compétences issues de l’État au profit d’intérêts privés.
Le procès devra établir le degré de structuration de ce réseau et la chaîne de commandement.



