Environ 22,79 milliards d’euros, c’est la capitalisation boursière de Véolia, un chiffre qui permet d’évaluer la taille d’une entreprise, et de la classer. Il est un proverbe qui dit que « l’eau n’oublie pas son chemin », c’était oublier celui des marchés financiers qui obéit à un autre proverbe « chacun dirige l’eau vers son moulin. »
Pour La France Insoumise, l’eau est un bien commun qui ne doit en aucun cas être privatisé. Dans le programme L’Avenir en commun, la gestion publique et citoyenne de l’eau, est une priorité qui appelle à rompre avec les délégations de service public au privé (DSP) comme celles confiées à Veolia ou Suez dans de nombreuses communes françaises.
Tentons une belle uchronie pour réfléchir à la gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie : et si Véolia n’existait pas ? En l’absence de ce mastodonte privé, les collectivités auraient conservé plus largement la maîtrise de leurs services publics. Moins de délégations, plus de régies locales, et une gouvernance plus transparente. Sans l’influence d’un acteur aussi puissant, les choix politiques auraient pu s’orienter plus tôt vers une gestion publique, démocratique et moins soumise aux logiques de rentabilité, avec des tarifs souvent plus bas, une meilleure lisibilité des coûts. Mais voilà les 22,79 milliards d’euros de capitalisation boursière sont bien réels.
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