Un régal de les voir chialer : les droitards claqués, les fachos de plateau, les racistes déboutonnés, les réacs bien moisis, les larbins du système, les influenceurs nazillons, les Fourest, Aram, Hanouna, Praud, Erner, Florentin, Zemmour, Cordier… Tous à venir chougner parce que des humoristes se foutent de leur gueule.
Tous capables de balancer des dingueries à longueur de déclaration, de tweet ou d’édito complètement éclatés, des fake news, des propos diffamatoires, des insultes, tout ça évidemment sans le moindre humour, sans retenue, sans limite, sans contradiction, sans preuve, sans source ; mais qu’à l’inverse on fasse des blagues bien saignantes sur eux et ils hurlent au scandale, surjouant les outragés en mauvais comédiens qu’ils sont.
Trop habitués à des comiques télévisuels insipides et besogneux, les voilà démasqués par un humour au vitriol. Réflexe de caste, ils inversent aussitôt le réel : ce sont ces amuseurs publics qui seraient les violents. Bah alors, et l’esprit Charlie, la liberté d’expression, le droit à la caricature, tout ça tout ça ? Encore une fois l’indignation à géométrie variable. Crédibilité zéro.
On passera sur l’évidente jalousie qui les anime face aux records d’audience que cumulent ces blagueurs adeptes du bazooka. On pointera plutôt le danger qu’ont identifié tous ces médiocres accrochés à leurs privilèges : l’effet puissamment mobilisateur d’un humour habilement subversif. Ils l’ont compris : l’heure est à la riposte. Et c’est une bataille culturelle qu’ils sont en train de perdre.
