Hantavirus : le Hondius maintenu au mouillage au centre du port de Granadilla sous surveillance sanitaire

Le MV Hondius est arrivé dimanche à l’aube au large du port industriel de Granadilla, à Tenerife, sous escorte de la Guardia Civil, après plusieurs jours d’inquiétude sanitaire internationale autour d’un foyer d’hantavirus ayant déjà causé trois morts.

Selon le New York Post, le navire néerlandais transportait encore près de 150 personnes lorsque les autorités espagnoles ont déclenché une opération de débarquement inédite. Le bilan le plus repris ce dimanche est selon les données sanitaires communiquées par les autorités espagnoles, l’OMS et plusieurs agences de santé européennes, le foyer identifié à bord du MV Hondius compte à ce stade trois décès liés à une infection par hantavirus : un passager néerlandais mort à bord du navire, son épouse décédée après évacuation médicale en Afrique du Sud, ainsi qu’un ressortissant allemand. Six infections ont été confirmées biologiquement, tandis qu’au moins deux autres cas suspects restent en cours d’analyse. Plusieurs passagers ont par ailleurs été hospitalisés ou placés sous surveillance sanitaire dans différents pays après avoir quitté le navire avant l’identification officielle du foyer épidémique.

Refusé à quai par les autorités régionales, le bateau est resté au mouillage pendant que des tentes médicales blanches étaient installées dans le port de Granadilla. Les passagers doivent être évacués par groupes nationaux, sans contact avec la population locale, avant d’être dirigés directement vers des avions sanitaires ou des quarantaines organisées par leurs pays respectifs.

Le New York Post souligne la forte inquiétude autour de la souche Andes du hantavirus, l’une des rares capables de transmission interhumaine limitée. L’OMS a toutefois tenté d’éviter toute panique. « Ce n’est pas un nouveau Covid », a insisté son directeur Tedros Adhanom Ghebreyesus, présent sur place pour superviser les opérations.

Depuis le départ du Hondius d’Ushuaia, en Argentine, le 1er avril, plusieurs passagers ont déjà été dispersés dans différents pays avant l’identification officielle du foyer épidémique.

Trains : LNMP, la ligne de tous les danger ?