Avoir refusé l’union avec la liste conduite par l’écologiste Richard Corvaisier ne semble pas suffire à la candidate socialiste Najate Haie, arrivée 4e derrière cette liste qu’elle considère « structurée à moitié par de nombreux militants de La France insoumise » comme le rapporte un article du Parisien.
À n’en pas douter, ce mouvement sera heureux d’apprendre une telle représentation. Mais voilà que pour justifier rétroactivement son maintien pour le 2e tour qui retire peut-être toute chance de prendre la mairie à la droite, elle lance une opération afin de démontrer combien les insoumis sont vraiment très méchants et combien elle a eu raison de refuser l’union avec la liste où ils figuraient.
Bien que très théâtralisée, la ficelle utilisée est un peu grosse. Déjà lors du débat du Midi Libre, la préposée de Michaël Delafosse a passé plus de temps à taper sur LFI que sur le maire sortant ou l’outsider boudeur Julien Miro. Elle s’y était plainte de se faire interpeller à l’arrêt de tram. Elle va plus loin en se déclarant victime de harcèlement sur les réseaux et prise à partie dans la rue. Les responsables sont… devinez qui ? Les insoumis bien sûr, accusés de mener « une campagne immonde» et à qui sont prêtés des propos racistes à son égard. Cette fois-ci au moins échapperont-ils peut-être à l’accusation grotesque d’antisémitisme. Que Madame Haie n’a-t-elle porté plainte contre les auteurs de faits aussi graves ? Où sont les propos racistes ? Par qui sont-ils prononcés ou écrits ? Il est peu probable que les réponses soient apportées avant la tenue du 2e tour, ni même après d’ailleurs, l’objectif étant de jeter le trouble sur le scrutin. .
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