Familles : quand la communication remplace le courage politique

Julien Miro c'est quoi la famille - Photo - Screen shot clip COM' Castelnau-le-Lez
Julien Miro c'est quoi la famille - Photo - Screen shot clip COM' Castelnau-le-Lez

[TRIBUNE] Le 15 mai dernier se tenait la Journée internationale des familles. Comme chaque année, cette date n’a pas vocation à alimenter un simple calendrier de communication. Elle existe pour débattre et affronter des réalités sociales urgentes et pousser les responsables publics à interroger les politiques qu’ils mènent.

Le thème retenu en 2026 est « Familles, inégalités et bien-être des enfants », ne laissait guère place à l’ambiguïté. Il rappelait une évidence : les inégalités sociales façonnent désormais profondément les conditions de vie des familles et l’avenir des enfants.

À Castelnau-le-Lez, le maire Julien Miro semble être vraiment passé à côté de cette dimension politique et sociale. Son intervention publique s’est limitée à l’animation d’un micro-trottoir composé de témoignages convenus et d’opinions individuelles, réduisant un sujet aussi grave à une séquence de communication consensuelle et sans profondeur.

Collectivité locale où est ta responsabilité ?

Parler des familles, ce n’est pas collectionner des anecdotes attendrissantes. La responsabilité, c’est regarder en face des difficultés de plus en plus lourdes pour une partie de la population. Des parents qui renoncent aux activités sportives ou culturelles pour leurs enfants ; des familles monoparentales épuisées ; des difficultés d’accès aux modes de garde ; des logements devenus trop petits ou inaccessibles ; des enfants dont les conditions de vie dépendent toujours davantage du niveau de revenu des parents.

Derrière le mot « famille », il y a une réalité sociale qui se durcit. La communication choisie par Julien Miro évite soigneusement cette question de fond. Elle transforme une exigence de décisions politiques en objet neutre et dépolitisé. Une manière de contourner le débat sur les politiques publiques réellement menées localement et sur leurs conséquences concrètes pour les habitant·es.

Car le volet social demeure largement absent du projet porté par la majorité municipale, qui risque de faire comme le bilan national porté par Renaissance et Emmanuel Macron qui a contribué à accentuer les fractures sociales, fragiliser les services publics et accroître la pression économique qui pèse sur de nombreuses familles populaires et classes moyennes.

De vrais choix politiques existent

Encadrer les loyers et développer massivement le logement social afin que chaque famille puisse accéder à un logement digne et adapté à ses besoins.

Rendre progressivement la cantine gratuite et garantir à tous les enfants des repas sains, équilibrés et de qualité.
Mettre en place un véritable chèque sport et culture pour permettre aux jeunes d’accéder aux activités sportives, artistiques et culturelles, indépendamment des revenus des parents.

Renforcer l’aide aux devoirs gratuite pour lutter contre les inégalités scolaires qui se creusent dès le plus jeune âge.
Créer davantage de places en crèche et améliorer les conditions d’accueil des jeunes enfants en augmentant les effectifs de professionnel·les de la petite enfance.

Parce qu’une politique familiale ne se résume pas à une opération de communication. Elle se mesure à la capacité d’une ville à réduire les inégalités et à protéger concrètement les enfants et leurs parents.

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