Crèches privées : le parquet général requiert un non-lieu pour Aurore Bergé

Le parquet général près la Cour de cassation a requis, mercredi 20 mai, un non-lieu en faveur d’Aurore Bergé dans l’enquête ouverte devant la Cour de justice de la République (CJR) pour de possibles faux témoignages sur ses liens avec une lobbyiste des crèches privées.

La ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes avait été entendue à deux reprises sous le statut de témoin assisté.

L’information judiciaire avait été ouverte en janvier 2025 après un signalement du bureau de l’Assemblée nationale. Des députés de La France insoumise et du groupe Écologiste et Social soupçonnent la ministre d’avoir minimisé ses relations avec Elsa Hervy, déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches, lors d’une audition sous serment devant une commission d’enquête parlementaire en avril 2024.

Dans son livre Les Ogres, le journaliste Victor Castanet évoquait un supposé « pacte de non-agression » entre les deux femmes, ce qu’elles ont toutes deux contesté. Aurore Bergé avait défendu des échanges relevant, selon elle, du dialogue habituel entre responsables politiques et représentants d’intérêts.

Bon à savoir

Qu’est-ce qu’un non-lieu ?

Un non-lieu est une décision de justice prise lorsqu’un juge estime qu’il n’existe pas suffisamment d’éléments pour renvoyer une personne devant un tribunal. Cela ne signifie pas forcément que les faits n’ont jamais existé, mais que les preuves réunies sont jugées insuffisantes pour engager un procès. Dans l’affaire visant Aurore Bergé, le parquet général a demandé à la Cour de justice de la République de clore l’enquête sans poursuites.

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