À Montpellier, la fin imminente de la trêve hivernale ravive l’alerte sur le sans-abrisme. Un collectif citoyen, soutenu par une soixantaine d’acteurs associatifs, médicaux et militants, appelle à la réquisition des logements vacants pour faire face à une situation jugée « inadmissible ».
Selon les estimations avancées, près de 2 800 personnes vivraient actuellement à la rue dans la ville, dont des enfants. Une réalité aggravée par la saturation des dispositifs d’urgence, dénoncée par les acteurs de terrain, interrogés par Elian Barascud pour Le Poing. Le collectif réclame à la fois l’ouverture immédiate de places d’hébergement et des solutions durables, en mobilisant des bâtiments vides appartenant à l’État ou aux collectivités.
À l’origine de cette mobilisation, plusieurs décès récents de personnes sans domicile, dont certains à proximité de structures d’accueil. En 2025, 34 morts à la rue seraient recensées à Montpellier selon les militants.
Face à ce constat, les organisateurs entendent désormais structurer le mouvement et accentuer la pression sur les pouvoirs publics. Une formation aux réquisitions est prévue en avril, avant une mobilisation élargie dans les prochains mois.



