Le communiqué du 23 février 2026 de Nordine Maktoubi se pare des habits, de la cohérence et de la démocratie interne. Mais à y regarder de près, il ressemble surtout à un repli prudent.
À Montpellier, la dynamique pour les croyant·es dans la boule de cristal des sondages est un Michaël Delafosse donné largement en tête, autour de 35 % des intentions de vote. En face, le Printemps montpelliérain porté par Jean-Louis Roumégas plafonne loin derrière. Quitter une liste fragile à quelques semaines du scrutin n’a rien d’un geste héroïque.
Habiller ce départ de grands principes masque mal une réalité plus banale : éviter d’être associé à un échec annoncé. En dénonçant des « alliances contre nature », Nordine Maktoubi feint d’ignorer que la politique municipale repose précisément sur des équilibres et des fusions. Son retrait sonne moins comme un acte de courage que comme une mise à l’abri. Traverser l’hiver socialiste au chaud vaut parfois mieux qu’assumer le risque d’un Printemps courageux.
Plus basique et presque ridicule. Le nom de Nordine Maktoubi aurait été refusé par la préfecture lors du dépôt de la liste le 23 février. Agent de la mairie de Montpellier, il aurait été déclaré inéligible sur le fondement de l’article 231 du code électoral, faute d’avoir démissionné avant le dépôt. Dès lors, le départ présenté comme un choix politique fait peine, surtout s’il est simplement question d’ignorance.
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