Projets fumeux : pourquoi les méga-incinérateurs ne sont pas la solution

Illustration, waste incineration plant - Photo - An Sicht
Illustration, waste incineration plant - Photo - An Sicht

Brûler les déchets pour produire de l’énergie « verte » : sur le papier, l’idée semble séduisante. En réalité, c’est un mirage. Derrière les projets d’incinérateurs géants ou d’unités de production de CSR (combustibles solides de récupération) se cache un aveuglement que dénonce aujourd’hui Zero Waste France avec sa campagne « Stop aux projets fumeux ».

Sous couvert d’économie circulaire, les collectivités et industriels cherchent à valoriser énergétiquement des montagnes de déchets non recyclables. Or, ces installations, présentées comme modernes et écologiques, enferment nos territoires dans un modèle dépassé : celui du tout jetable. Car pour fonctionner, un incinérateur a besoin d’être alimenté en permanence. Autrement dit, il faut produire toujours plus de déchets pour le rentabiliser.

Les CSR sont un trompe-l’œil. Leur combustion libère du CO₂, des particules fines et des métaux lourds, parfois à proximité d’écoles ou de zones habitées. Chaque tonne brûlée, c’est une ressource perdue et un signal contradictoire envoyé aux citoyens : triez, mais continuez à jeter. D’autant que les incinérateurs ne représentent qu’une part marginale de la production énergétique française, loin d’être « décarbonée ».

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