Sous couvert de concertation citoyenne, la majorité métropolitaine vient de franchir une étape décisive dans la relance du projet Améthyst: le 16 juillet prochain, les élu·es devront voter la nouvelle délégation de service public (DSP) pour la transformation de l’usine, incluant une chaudière CSR (Combustible Solide de Récupération). Un calendrier soigneusement verrouillé, qui tente d’extraire le sujet, du débat des Municipales de 2026. Explications.
« On s’est fait avoir une fois, on veut pas qu’on nous le refasse. » Patrick Boulet, habitant du quartier Garosud, exprime la défiance des citoyens face au projet de chaudière CSR. Nadou Kadic, membre de l’assemblée de quartier Centre, résume : « pour faire brûler de la merde, excusez-moi, c’est très très compliqué. Il vaut mieux avant diminuer les déchets. » Tous deux engagés dans le fameux dialogue citoyen avec les services de la Métropole, appellent à « être extrêmement vigilants » sur la qualité des CSR. « À Trifyl, dans le Tarn, la moitié est enfouie, car inutilisable ». Un autre participant confiera : « le jour de la visite à Trifyl, je crois que René Revol, il en a appris autant que nous. » Pour conclure : « c’est une vraie catastrophe, ça ne marche nulle part en France. » Un avis complémentaire a été transmis aux élu·es, et formule 5 recommandations, dont celle de stopper « une décision dommageable pour la future municipalité ». Moment d’authenticité, en extérieur à 8h30 devant le conseil de métropole juste avant d’entrer dans l’hémicycle où le bilan du dialogue citoyen deviendra l’habillage politicien de la majorité de Michaël Delafosse.
Le meilleur adoubement sera celui de Manu Reynaud, écologiste exclu de son parti, qui saluera le travail du service du renouveau démocratique et citoyen : « je voudrais d’abord saluer la méthode. Effectivement, tu l’as souligné René, c’est une bonne méthode […] on parle ici de dialogue citoyen et il a le mérite d’exister pour un sujet complexe. » Un dialogue avec 85 personnes sur une métropole de 523 000 habitants et 31 communes, pour produire un « cahier de recommandations » sans jamais ouvrir de débat sur les choix de fond.
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