En Bref...

Ubisoft devant ses fantômes : trois ex-cadres jugés, une entreprise en accusation

Le procès de trois anciens hauts responsables d’Ubisoft s’ouvre ce lundi 2 juin au tribunal correctionnel de Bobigny. Serge Hascoët, ex-numéro 2 du groupe, Tommy François, ex-vice-président éditorial, et Guillaume Patrux, ancien game director, sont poursuivis pour harcèlement moral, harcèlement sexuel et tentative d’agression sexuelle. Neuf plaignants, dont six femmes et trois hommes, ainsi que deux syndicats, se sont portés parties civiles.

Mais derrière ces individus, c’est toute une culture d’entreprise qui est mise en lumière. Selon Franceinfo, cette affaire illustre l’« omerta » qui régnait au sein du service éditorial d’Ubisoft, décrit comme un « fief » masculin, où humiliations, blagues sexistes, propos racistes et comportements déplacés étaient banalisés. « Fermer les yeux ou serrer les dents » : telle était, selon d’ex-salariés, la seule option pour survivre dans cette atmosphère toxique.

Les alertes internes ont longtemps été ignorées. En 2020, une enquête du cabinet Altaïr confirmait un système verrouillé, protégé au plus haut niveau hiérarchique. Aujourd’hui, les victimes espéraient aussi voir comparaître Ubisoft en tant qu’entité. « Ce procès aurait dû être celui d’Ubisoft », tranche l’avocate du Syndicat des travailleurs du jeu vidéo.

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