Vives protestations face à la décision de réduire d’un poste sur deux les greffier·es qui assurent le bon fonctionnement du conseil de prud’hommes de Sète.
Malgré les attaques portées par les gouvernements successifs contre ce qu’on appelle « la justice du travail » ( ce qui a fait l’objet d’une forte alerte de la CGT en janvier 2024 ), cette juridiction de premier degré chargée de juger les litiges individuels « nés d’un contrat de travail ou d’apprentissage, entre employeurs et employés ou apprentis », survit encore, mais avec une baisse continue de ses moyens. Elle est saisie très majoritairement par les salarié·es dans les cas de licenciements, mais aussi de litiges sur les salaires, les congés… Le conseil de prud’hommes est composé de juges non professionnels, les conseillers prud’homaux, qui sont, en nombre égal, représentants des employeurs et des salariés.
Celui de Sète est certes modeste, mais traite néanmoins plus de 200 dossiers par an avec une efficacité reconnue par les statistiques. À l’annonce en août du projet de « réorganisation » (encore une simplification sans doute !), l’intersyndicale Sète – Bassin de Thau (CGT, CFDT, FO) s’est élevée contre cette décision inique. Rien ne justifie cette réduction de la moitié des postes (on passerait de 1,8 équivalent temps plein à 0,8) décidée au prétexte du départ à la retraite de la greffière en chef, comme c’est souvent le cas dans la fonction publique. C’est ainsi que des dizaines de milliers de postes sont supprimés sans bruit. Cela se traduira ici très concrètement par la fermeture du tribunal un jour par semaine, le mercredi et un ralentissement du traitement des dossiers.
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