Le mouvement citoyen « Nouvelle Page Pour Sète » a fait sa rentrée politique, le 28 août, en organisant un point presse destiné à présenter ses priorités et sa méthode à quelques mois des élections municipales.
Ce mouvement, déjà fort de plus de plus de 1000 signataires à son appel, se revendique aujourd’hui comme la « première force de gauche à Sète ». Depuis plus d’un an, ses militant·es travaillent quartier par quartier, et organisent des assemblées publiques et des groupes thématiques pour élaborer un programme « écrit avec les habitant·es ». Cette démarche, affirment-ils depuis l’origine, constitue leur marque de fabrique : un ancrage local qui dépasse les logiques partisanes.
Une union de la gauche en construction, réponse fin septembre
Si Nouvelle Page se présente comme un mouvement citoyen, il n’en demeure pas moins que ce mouvement travaille activement au rassemblement des formations politiques de gauche : « notre objectif : l’union dès le premier tour ». Selon ses responsables, « presque tous les partis » sont déjà dans la dynamique, et une annonce officielle doit intervenir d’ici la fin septembre. Mais le message se veut plus large : « nous sommes ouverts à toutes les forces progressistes, associatives, syndicales et citoyennes, car notre préoccupation reste d’abord les Sétoises et les Sétois ».
Une liste de candidat·es désigné·es par les habitant·es
Parmi les annonces de rentrée, le mouvement a détaillé le lancement de « votations citoyennes » pour constituer sa liste. Nouveautés ? Chaque habitant·e pourra se porter candidat·e, voter pour désigner les futur·es colistiers·e et même choisir la tête de liste. L’ambition est de composer une équipe représentative de la diversité sociale et géographique de la ville, paritaire et ouverte pour moitié à des « non encarté·es ». Un premier tiers de la liste sera désigné dès le samedi 20 septembre, avant l’étape suivante concernant la tête de liste.
Écoles et jeunesse, la priorité
Autre sujet mis en avant : les écoles, la force de l’avenir. Nouvelle Page dénonce « des années d’abandon », avec des bâtiments vieillissants et des abords jugés peu sécurisés. Le collectif propose une rénovation énergétique, la généralisation d’une cantine bio et locale, et une meilleure offre de loisirs pour les adolescents : « les jeunes sont l’avenir de la ville, il faut penser la cité à leur hauteur ».
Logement, transports, sécurité
Le logement est présenté comme l’urgence numéro un. À Sète, seuls 70 % des logements sont disponibles à l’année, le reste étant largement accaparé par les résidences secondaires et les meublés de tourisme. Une étude publiée en juin 2025 a d’ailleurs attribué à la ville la note « D » sur l’échelle mesurant l’impact du tourisme sur les habitants. « Se loger à Sète est devenu un luxe », Nouvelle Page propose de réguler les locations de courte durée, de réserver les nouvelles constructions à l’habitation principale et de rattraper le retard en matière de logements sociaux (21 % seulement, contre 25 % exigés par la loi).
Au-delà du logement, le mouvement met en avant une ville « vivable au quotidien », avec des trottoirs rénovés, davantage de pistes cyclables sécurisées, une meilleure propreté et plus de végétalisation. Sur la sécurité, Nouvelle Page plaide pour une police de proximité et une régie de quartier mêlant prévention, présence sociale et éducateurs.
Enfin, la méthode démocratique est érigée en principe fondateur : « pas de projets imposés d’en haut, mais une élaboration collective, en partant des besoins réels des habitants ». Assemblées de quartier, participation citoyenne et lutte contre le clientélisme figurent parmi les engagements prioritaires.
Le mouvement porte une dynamique d’union et affirme sa place centrale à gauche : « notre ambition est simple : écrire une nouvelle page pour Sète, avec et pour ses habitant·es ». Les prochaines semaines seront décisives pour confirmer les alliances, consolider le programme et désigner l’équipe qui portera ce projet aux municipales pour des habitant·es actif·ves au sein de la vie politique locale.
