En Bref...

Morandini condamné, Bolloré démasqué : une ligne éditoriale sans morale, 100% intox

Jean-Marc Morandini agit comme un révélateur. Par ses condamnations désormais définitives pour corruption de mineurs et harcèlement sexuel, il expose la réalité du projet éditorial porté par CNEWS, Europe 1, Le JDD et Éditions Fayard.

Pendant l’instruction, la présomption d’innocence fut invoquée. Après les condamnations de première instance, le statu quo. Puis, lorsque la Cour de cassation a validé définitivement les jugements, l’engagement pris en 2016 d’écarter l’animateur a été purement abandonné. Gérald-Brice Viret, directeur des antennes du groupe Canal+, a justifié ce maintien par l’octroi d’une « deuxième chance ».

À l’antenne, les employés de Bolloré érige quotidiennement les faits divers en tribunaux médiatiques, où la présomption d’innocence s’efface vite, surtout selon l’origine ou la couleur de peau des mis en cause. La mansuétude et le pardon n’y ont pas droit de cité. Mais lorsqu’une affaire concerne l’un des siens, la règle s’inverse ?

Plus troublant encore, aucun responsable n’a jugé utile d’expliquer ce choix aux publics auxquels ces médias réclament fidélité et confiance. Cette omerta révèle une pratique : l’indignation à géométrie variable, une ligne éditoriale sans morale, 100% intox.