La polémique ne retombe pas. Après ses propos jugés sexistes sur la grossesse de Marine Tondelier, le secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussel, fait face à une fronde interne d’ampleur. Dans une lettre révélée par Le Parisien, 350 élues et militantes communistes dénoncent des propos « clairement sexistes » et une « violence » visant une situation intime.
À l’origine de la crise, une intervention rapportée le 1er avril par le journaliste Patrick Cohen dans l’émission C à vous sur France 5. Selon lui, Fabien Roussel aurait plaisanté sur une possible paternité liée à un « don de sperme », évoquant la grossesse de Marine Tondelier, rendue possible après un parcours de procréation médicalement assistée.
Qu’est-ce qu’on se marre. pic.twitter.com/4Z5YhZ1AtU
— Marine Tondelier (@marinetondelier) April 8, 2026
Des propos immédiatement perçus comme déplacés, jusque sur le plateau, où le malaise a été visible. La réaction de l’intéressée, lapidaire « qu’est-ce qu’on se marre », a souligné l’embarras. Rapidement, la polémique a pris de l’ampleur, notamment au sein même du PCF.
Congrès de Lille
Dans leur courrier, les signataires estiment que cette séquence « décrédibilise la parole » du parti. Elles dénoncent un « discours de domination » et rappellent que les enjeux féministes sont au cœur des débats internes, à l’approche du congrès prévu début juillet à Lille. Une échéance stratégique, où doivent être discutées la ligne politique du parti, la reconduction de Fabien Roussel et ses ambitions présidentielles.
Je me suis déjà excusé personnellement auprès de @marinetondelier il y a une semaine.
Je lui présente à nouveau mes excuses publiquement aujourd’hui, à elle, comme à celles et ceux que ces propos ont choqués.— Fabien Roussel (@Fabien_Roussel) April 8, 2026
L’encore dirigeant communiste a présenté des excuses publiques, reconnaissant le caractère inapproprié de ses propos. Sur le réseau X, il évoque des sujets « intimes, parfois difficiles » et admet que « le corps des femmes est encore trop souvent un enjeu de pouvoir ».
Il est à craindre que cette blague soit le faux pas de trop, la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Car au-delà de l’excuse, quelle crédibilité accorder au parti plus que centenaire dont le principal représentant se confirme être un incurable fanfaron, machiste de surcroît ?