La Maison-Blanche lance son programme d’export de l’IA : une offensive technologique mondiale

La Maison-Blanche lance son programme d’export de l’IA - Photo - LAB_ PLURIELLE INFO
La Maison-Blanche lance son programme d’export de l’IA - Photo - LAB_ PLURIELLE INFO

L’administration de Donald Trump affiche désormais son ambition : faire de l’intelligence artificielle un outil d’influence globale.

Au sommet de l’IA organisé à New Delhi, l’envoyé spécial américain Michael Kratsios a présenté le « American AI Exports Program », créé par décret en juillet 2025. Sa finalité est bien d’exporter des solutions américaines complètes, des puces aux applications.

Derrière la mise en scène patriotique, la stratégie est bien huilée. Le programme prévoit la constitution d’un consortium d’entreprises couvrant toutes les couches de l’écosystème : semi-conducteurs, centres de données, modèles de langage et services. Sont notamment cités Nvidia, Qualcomm, Amazon, Microsoft, Google, OpenAI, Anthropic ou Meta.

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Big control

Un « Tech Corps », inspiré du Peace Corps des années 1960, doit envoyer jusqu’à 5 000 diplômés dans les pays partenaires pour déployer des applications dans l’énergie, la santé, l’éducation ou l’agriculture selon l’agence de presse Bloomberg. Des mécanismes de financement accompagneront ces accords. En parallèle, Washington promeut l’initiative « pax silica » qui voudrait sécuriser les chaînes d’approvisionnement en semi-conducteurs, déjà signée par plusieurs pays dont l’Inde, le Japon ou le Royaume-Uni.

L’open source chinois ou le colonialisme numérique américain

La stratégie géopolitique est indéniable. L’administration entend réduire la dépendance mondiale aux technologies chinoises, alors que des modèles développés par DeepSeek ou Alibaba gagnent du terrain, notamment via des solutions open source.

Ce virage rapide marque une rupture avec les restrictions à l’exportation mises en place sous Joe Biden. Il soulève aussi une question plus que sensible : en adoptant massivement des infrastructures américaines, les pays partenaires prennent-ils le risque d’une nouvelle dépendance technologique ?

Interrogé sur un possible « colonialisme numérique », Michael Kratsios a balayé la critique. Il a estimé qu’il serait inefficace de « reconstruire toutes les couches technologiques à partir de zéro ».

À n’en pas douter l’économie, l’IA devient un instrument de puissance. Dans la rivalité sino-américaine, la bataille ne se joue plus seulement sur les droits de douane, mais sur le contrôle des infrastructures numériques mondiales.

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