En fonction des années, le SIA (Salon International de l’Agriculture) ressemble à une cathédrale Notre-Dame ou à une Bastille à prendre. Soit on y fait la messe, soit on y sonne la révolte. Mais ce millésime 2025 aurait eu, dit-on, du côté de la filière équine, des airs de conspiration.
Depuis plusieurs mois, un affrontement feutré mais déterminant pour l’avenir de la filière équine française, oppose différentes structures de sélection et d’organisation des concours. Derrière une bataille administrative se cache une question fondamentale : qui contrôlera la gestion des concours de sélection et le financement de la filière des équidés de travail ?
Entre pressions, tentatives de contournement et jeux d’influence, les éleveurs se retrouvent au centre d’un imbroglio qui menace à terme l’avenir de leurs élevages. Au cœur de cette crise : la création de la Fédération des Équidés de Races Locales (FERL). En Occitanie, interpelée par des éleveurs, Nadia Belaouni, conseillère municipale d’Aimargues et conseillère communautaire de la Petite Camargue, avait adressé le 24 janvier 2025 un signalement à la procureure de la République près le tribunal judiciaire de Nîmes. Elle exprime leurs inquiétudes concernant la création de la FERL, soupçonnée d’être à l’origine de recel de délits de favoritisme à travers la création d’une association transparente. Cette fédération, initiée par l’Institut Français du Cheval et de l’Équitation (IFCE) et le ministère de l’Agriculture, aurait pour objectif de reprendre en main la distribution des subventions, en contournant les règles établies par les acteurs de la filière.
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