Pour répondre à une formule à la mode, « de quoi Bayrou est-il le nom ? » , il serait difficile de n’en retenir qu’un, tant le personnage incarne à lui tout seul ce que la politique compte de plus tordu : l’opportunisme, la lourdeur, la trahison … S’y ajoutent maintenant sans contestation possible le mensonge et la violence, ou plutôt le mensonge pour couvrir la violence et l’excuser grâce à un puissant matraquage idéologique.
Cette semaine, deux médias, La Déferlante et Frustration analysent, à travers l’affaire Bétharram et la gifle de Bayrou, tout un pan de la pensée dominante conservatrice actuellement très en vogue dans les médias : les vertus de l’autorité, prioritairement dans l’éducation des enfants que ce soit à l’école, où apparait l’uniforme qui n’a jamais existé dans notre histoire ailleurs que dans les écoles privées, et dans la famille où on menace de priver les parents supposés « défaillants » des allocations familiales.
Dans le magazine féministe La Déferlante, Mona Cholet décrypte à travers l’affaire Bétharram, « l’un des plus grands scandales de violences physiques et sexuelles dans l’éducation en France » ce qu’elle nomme la « pédagogie noire » : « les coups et la terreur ne sont pas un accident. Ils relèvent d’une conception de l’éducation qui vise à casser l’élan vital des enfants pour les rendre dociles et fonctionnel·les« . Elle analyse les désastres d’une telle vision éducative « dans laquelle chaque génération se voit offrir la possibilité de se venger sur la suivante ». Elle conclue son analyse de l’engrenage de la violence entrainée, génération après génération, par l’éducation répressive et rabaissante, par un renversement de paradigme : « Il y a de quoi rester rêveuse en imaginant combien la société pourrait changer si on entendait enfin les enfants« .
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